Document de position · Analyse comparative mondiale · Propositions institutionnelles
SOS ÉCRANS| Synthèse exécutive | L'essentiel en 60 secondes — constats, propositions, urgence | p. 2 → |
| § 01 — Position | Trois pistes concrètes à l'attention des pouvoirs publics | p. 3 → |
| § 02 — Les faits | Les données qui ne bougent pas — TikTok, plateformes, santé mentale | p. 4 → |
| § 03 — Tour du monde | 9 pays, 14 expérimentations — ce qui fonctionne, ce qui échoue | p. 5 → |
| § 04 — Cartographie | Qui répond à quoi — et qui échoue — matrice comparative | p. 7 → |
| § 05 — Shieldy | Ce que c'est, ce que ça fait, ce que ça ne fait pas | p. 8 → |
| § 06 — Notre lecture | Pourquoi l'interdiction du smartphone n'est pas suffisante seule | p. 10 → |
| § 07 — Parcours | Huit mois de travail — ce que nous avons construit, étape par étape | p. 11 → |
| § 08 — Feuille de route | Ce qui est fait, ce qui reste à faire — en toute honnêteté | p. 12 → |
| § 09 — SOS-Parents | Quand la protection technique ne suffit pas — le dialogue familial | p. 13 → |
| § 10 — Conclusion | Ce que nous avons construit — et ce que nous demandons | p. 14 → |
Annexes jointes
SOS ÉCRANSLe problème central : La loi peut décréter des règles. Les plateformes peuvent être sommées de les respecter. Mais aucun des deux ne contrôle l'appareil qui est dans la poche de l'enfant. C'est là que tout se passe — et c'est là que nous intervenons.
① Les 11–15 ans passent 5h44/jour sur écran — davantage que le sommeil recommandé. (ESTEBAN / Santé Publique France)
② TikTok a mis en moyenne 2 min 38 avant de proposer du contenu suicidaire à un compte "adolescent en détresse". (AN N°1770, p. 96)
③ 68 % des cas de prédation sexuelle signalés transitent par WhatsApp ou iMessage — des messageries natives inaccessibles aux outils de contrôle parental. (IWF 2024)
④ Toutes les apps de contrôle parental disponibles sur le marché sont contournables en moins de 5 minutes. (AN N°1770, p. 263)
① Shieldy — un navigateur iOS/Android qui bloque nativement, au niveau OS (FamilyControls Apple), les réseaux sociaux, l'accès nocturne et les contenus à risque. Non-contournable par conception.
② Atelier ZenÉcran — 6 modules d'éducation au numérique déployables en classe (6–18 ans), alignés sur les recommandations 18-20 du rapport AN N°1770.
③ SOS-Parents — un espace de ressources cliniques pour aider les familles à engager le dialogue sans confrontation.
④ Observatoire National du Numérique — un outil de mesure comportementale agrégée (sans donnée individuelle) pour alimenter la recherche publique.
La PPL Miller sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de 15 ans est en cours d'examen. L'ARCOM finalise son référentiel de labellisation des outils de contrôle parental. La Commission d'enquête TikTok de l'Assemblée nationale vient de rendre ses conclusions. La fenêtre d'action 2026–2027 est la plus courte et la plus concrète depuis l'émergence du sujet.
Shieldy est opérationnel. Il ne demande pas à attendre une loi pour fonctionner — il peut appliquer les règles que la loi veut instaurer, dès maintenant, sur l'appareil de l'enfant. À notre connaissance, c'est le seul dispositif actuellement disponible qui permet d'appliquer techniquement la Recommandation 32 du rapport N°1770 — notamment le couvre-feu 22h–8h — sans attendre un cadre réglementaire complémentaire.
Nous ne formulons pas des exigences — nous partageons les conclusions d'un travail de huit mois, librement, à la disposition de quiconque souhaite s'en saisir.
Trois suggestions concrètes aux pouvoirs publics sont détaillées en page 13 de ce document.
SOS ÉCRANSEn septembre 2025, mon fils allait avoir un smartphone. Pas parce que je le voulais — parce que la pression sociale à son âge ne laisse plus vraiment le choix. J'ai passé plusieurs semaines à chercher une solution de protection sérieuse. J'ai testé toutes les applications de contrôle parental disponibles. Toutes étaient contournables. Certaines collectaient des données. Aucune n'agissait au niveau qui compte vraiment — le navigateur, le seul point d'entrée que l'enfant ne peut pas éviter.
J'ai donc commencé à coder. Ce qui devait être une solution personnelle est devenu, en huit mois, un projet d'une ampleur que je n'avais pas anticipée.
Huit mois de développement continu. Des milliers d'heures sur des environnements iOS et Android. Une base documentaire de plusieurs millions de sources — rapports parlementaires, études longitudinales, législations étrangères, audits techniques d'organisations comme le Center for Countering Digital Hate, Amnesty International ou le PEReN. Neuf pays analysés dans le détail. Toutes les expérimentations mondiales répertoriées et évaluées.
Ce que cette recherche a confirmé : Shieldy n'est pas une solution française. C'est la synthèse de ce que le monde entier a tenté — et là où il a échoué. Aucun État n'a résolu le problème fondamental. L'Australie a interdit — les adolescents ont téléchargé des VPN. La Chine a imposé un couvre-feu — au prix d'une surveillance d'État totale. Les États-Unis ont légiféré État par État — sans outil d'application. Les GAFAM eux-mêmes ont documenté les dégâts en interne — et ont choisi de ne pas agir (les "Facebook Files" de Frances Haugen, les documents TikTok révélés par NPR en 2024 le prouvent). La France seule, dans son coin, ne peut pas résoudre ce problème. Et les plateformes ne le résoudront jamais d'elles-mêmes. Shieldy est né de l'agrégation de tout ce qui existe dans le monde, de l'analyse méthodique de tous les échecs, et d'une conviction : une association loi 1901 sans investisseur peut faire ce qu'aucun État ni aucune plateforme ne veut faire.
Ce document n'est pas un dossier de subvention. Ce n'est pas une étude de marché. C'est notre analyse — rigoureuse, sourcée, honnête sur ses limites — de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas pour protéger les enfants en ligne. Et c'est une invitation à reconnaître que la protection côté terminal est le chaînon manquant de toutes les politiques publiques actuelles.
« Interdire l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ans, c'est d'une certaine manière admettre que nous avons renoncé à réguler les géants du numérique. »
Arthur Delaporte · Président, Commission d'enquête TikTok · Rapport AN N°1770, p.28 · Sept. 2025Nous complétons cette phrase : légiférer sans outil d'application côté terminal, c'est aussi admettre qu'on a renoncé à protéger concrètement les enfants. Ce document explique pourquoi — et ce que nous avons construit pour que cette deuxième renonciation n'ait pas lieu.
Emmanuel Klein
Fondateur, SOS ÉCRANS · Association loi 1901 · RNA W751283606
SOS ÉCRANSInterdire le portable aux mineurs est une mesure forte sur le plan symbolique. Elle est inopérante sans outil d'application côté terminal. L'Utah a imposé un couvre-feu légal — contournable en 30 secondes via un navigateur standard. Toutes les expérimentations mondiales le confirment (voir § 03 — Tour du monde) : la loi peut décréter, elle ne peut pas entrer dans le téléphone.
Le DSA, la PPL Laure Miller, les lignes directrices européennes sont des avancées réelles. Elles agissent sur le comportement des plateformes. Elles ne peuvent pas atteindre l'appareil de l'enfant. Les documents internes de TikTok (Kentucky Public Radio / NPR, oct. 2024) montrent que l'objectif de leurs outils n'est pas de réduire l'usage mais "d'améliorer la confiance du public". La Commission parlementaire l'a établi : les apps tierces de contrôle parental sont contournables (p.263) ; les modes mineurs des plateformes sont délibérément cosmétiques (p.259).
Shieldy n'est pas une application de contrôle parental. C'est un navigateur, verrouillé au niveau du système d'exploitation via l'entitlement Apple FamilyControls (accordé, BUILD SUCCEEDED, mai 2026). Ce verrouillage est non-contournable par l'enfant. Il ne lit aucun contenu. Il ne collecte aucune donnée. Il est gratuit, garanti par les statuts d'une association loi 1901. Et une version Android — architecturalement plus puissante — est en développement.
Il est suggéré que les textes législatifs et les communications institutionnelles établissent explicitement : (1) la Loi — qui fixe les règles, (2) les Plateformes — qui doivent s'y conformer sous peine de sanctions, (3) le Terminal — seul endroit où la protection est continue, réelle et non-contournable. Confondre ces trois niveaux est l'erreur structurelle qui laisse les enfants exposés malgré des lois correctement rédigées.
La Recommandation 32 (couvre-feu 22h–8h pour les 15–18 ans) est inopérante sans outil côté terminal. La Recommandation 33 (labellisation des apps de contrôle parental) n'a de sens que si des solutions réellement non-contournables existent et sont identifiables. Il est suggéré que ces deux recommandations soient explicitement liées à l'existence d'outils comme Shieldy dans les travaux réglementaires à venir.
Le référentiel à venir (Reco 33) distingue à ce jour les apps de filtrage DNS et les apps de contrôle parental classiques. Il est recommandé d'y ajouter une catégorie "navigateur natif avec verrouillage système", distincte et supérieure en termes de fiabilité anti-contournement, conforme aux critères du PEReN (fiabilité + vie privée + double anonymat).
SOS ÉCRANSEn décembre 2022, le Center for Countering Digital Hate a créé des comptes paramétrés comme des mineurs de 13 ans s'intéressant aux questions de santé mentale et d'image corporelle. Les résultats sont documentés dans le Rapport AN N°1770, page 96 :
« La dépression est un thème central dans l'univers adolescent ; les plateformes l'identifient comme un sujet stratégique et la mettent automatiquement en avant dans les contenus suggérés. »
Mme Elisa Jadot · Commission d'enquête TikTok · Rapport AN N°1770, compte rendu n°5Les "Facebook Files" révélés en 2021 par la lanceuse d'alerte Frances Haugen (ancienne employée de Facebook) établissaient que deux adolescentes sur trois souffrent de la comparaison sociale sur Instagram — et qu'une sur trois s'était sentie pire en utilisant Instagram. Les documents internes de TikTok révélés en octobre 2024 par Kentucky Public Radio et National Public Radio montrent que l'objectif déclaré en interne de leurs outils de limitation du temps d'écran n'est pas de réduire l'usage, mais "d'améliorer la confiance du public dans la plateforme via la couverture médiatique". La Commission parlementaire en a pris acte page 259 de son rapport. TikTok a contesté ces citations sans produire de documents contradictoires.
Constat de la Commission (Rapport AN N°1770, p.259) : TikTok n'a pas été en mesure d'indiquer le pourcentage de comptes mineurs pour lesquels ses outils de contrôle parental sont effectivement utilisés, ni leur efficacité réelle sur le temps d'utilisation.
SOS ÉCRANSL'une des contributions de ce travail est la constitution d'une base documentaire exhaustive sur l'ensemble des expérimentations mondiales de protection des mineurs en ligne. Notre conclusion est uniforme et documentée : toutes les approches qui agissent côté loi ou côté plateforme, sans outil côté terminal, produisent le même résultat — le contournement ou l'impunité.
Première interdiction nationale. Obligations imposées aux plateformes, pas aux appareils. Résultat immédiat observé : explosion des téléchargements de VPN chez les adolescents australiens dans les semaines suivant l'annonce. La loi s'applique aux plateformes — pas à l'appareil entre les mains de l'enfant.
Les terminaux cessent de fournir des services aux mineurs la nuit. Mécanisme anti-contournement : toute réinitialisation nécessite une vérification parentale. Résultats mesurables sur la durée d'usage. Le seul modèle qui agit côté terminal.
Premier État américain à imposer un couvre-feu légal. Couplé à l'accès parental aux messageries privées de l'enfant. Repose sur la coopération des plateformes.
Obligation de vérification d'âge pour toutes les plateformes. Amendes jusqu'à 10% du CA mondial (Ofcom). Avancée législative significative.
Modèle fondé sur l'esprit critique et la résilience numérique. Résultats solides à long terme sur la résistance aux fake news et aux manipulations en ligne.
App gouvernementale adossée à l'identité numérique nationale (TaxisNet). Vérification d'âge + blocage des RS à partir de 12 ans. Pilote en cours.
Obligations renforcées pour les plateformes : protection des mineurs, retrait de contenus, transparence. Même approche que le DSA européen.
Solution de vérification d'âge permettant de prouver qu'on a plus de 18 ans sans partager d'autres informations personnelles. Pilote avec France, Danemark, Grèce, Italie, Espagne.
Synthèse : Neuf pays analysés. Neuf approches différentes. Un angle mort commun : aucune n'agit côté terminal avec respect de la vie privée. La Chine l'a fait — au prix d'une surveillance d'État totale, incompatible avec le RGPD et les droits fondamentaux européens. Shieldy est la seule réponse qui atteint le même niveau de protection côté terminal — sans surveillance des contenus, sans identifiant d'État, avec le respect absolu du RGPD et de la vie privée de l'enfant.
SOS ÉCRANSLe tableau ci-dessous synthétise l'évaluation systématique de chaque type de réponse face aux douze défis principaux identifiés par le Rapport AN N°1770 et les données mondiales. L'évaluation porte sur l'efficacité réelle — non déclarée — de chaque approche. Les sources sont disponibles dans les sections précédentes et les deux annexes jointes.
| Défi identifié | Loi française | DSA / UE | Plateformes | Apps ctrl parental tierces | 🛡️ Shieldy |
|---|---|---|---|---|---|
| Accès -15 ans aux réseaux sociaux PPL Miller · Art.28 DSA |
◑ PPL en cours |
◑ En discussion |
✗ Auto-déclaration |
✗ Contournable |
✓ Bloqué côté terminal |
| Couvre-feu nocturne 22h–8h Reco 32 AN · Utah · Chine |
◑ Reco non appliquée |
✗ | ✗ Méditation à 22h |
◑ Schedulable, bypassable |
✓ Natif, niveau OS |
| Anti-contournement parental Reco 3 AN · p.263 |
✗ | ✗ | ✗ Modes désactivables |
✗ Prouvé p.263 AN |
✓ FamilyControls OS |
| Spirales algorithmiques Reco 11 AN · Art.28 DSA |
◑ Digital Fairness Act |
◑ Lent (années) |
✗ "Pour Toi" inchangé |
✗ Ne contrôle pas l'algo |
✓ Pas d'accès RS = pas d'algo |
| Contenus dangereux Suicide · TCA · Automutilation · Reco 9 |
◑ LCEN à modifier |
◑ Modération insuffisante |
✗ 2,6 min → suicide |
◑ Mots-clés partiel |
✓ Blocage catégoriel |
| Grooming / prédation 68% via messageries · IWF 2024 |
◑ Art. 227-22-2 CP |
◑ DSA Art.34 |
✗ Messageries non lues |
✗ | ◑ Hors périmètre légal (chiffrement E2E — contrainte commune à tous les outils). Couvert par la prévention · Annexe 2 |
| Cyberharcèlement 3018 réactif · Loi avr. 2023 |
◑ | ◑ Signaleurs confiance |
✗ Modération tardive |
✗ | ◑ Accès RS bloqué |
| Dégradation santé mentale Reco 15 · +60% antidépresseurs |
◑ Grande Cause Nat. |
✗ | ✗ Nié publiquement |
✗ | ✓ Réduction exposition |
| Formation parents / enseignants / ados Reco 18–23–26 AN |
◑ Reco en cours |
✗ | ✗ | — | ✓ 3 espaces + voir Annexe 2 |
SOS ÉCRANS
Shieldy — protection active côté terminal
Shieldy n'est pas une application de contrôle parental. La distinction est technique, et elle est fondamentale pour comprendre pourquoi Shieldy résout un problème que les apps tierces ne peuvent pas résoudre.
Une application de contrôle parental s'installe à côté du système. Elle peut être désinstallée, contournée par un VPN, ou supprimée si l'enfant connaît le code PIN parental — ce que la Commission d'enquête a documenté page 263 de son rapport. Shieldy est le navigateur lui-même. Quand Shieldy est le navigateur principal sur l'iPhone d'un enfant, il utilise FamilyControls — un entitlement Apple accordé à moins d'une centaine d'applications dans le monde, qui verrouille l'accès aux services au niveau du système d'exploitation. L'enfant ne peut pas désinstaller Shieldy sans autorisation parentale, pour la même raison qu'il ne peut pas désinstaller le système d'exploitation. → Architecture détaillée en Annexe 1ANNEXE 1
Shieldy est conçu pour évoluer avec l'enfant. La philosophie n'est pas la surveillance totale — c'est la protection calibrée par tranche d'âge, avec un relâchement progressif à mesure que l'enfant développe son autonomie.
Accès RS bloqué
Couvre-feu 20h–8h
Filtrage contenus adultes, violence, jeux d'argent
Liste blanche de sites autorisés
Aucune notification push
Accès RS bloqué (ou en liste blanche parent)
Couvre-feu 21h–7h
Filtrage contenus dangereux actif
Demandes d'accès de l'enfant → validation parent
Rapport hebdomadaire pour le parent
Couvre-feu 22h–8h (Reco 32 exacte)
RS accessibles en journée (décision parent)
Filtrage contenus illicites maintenu
Accès progressif selon maturité
Préparation à l'autonomie numérique à 18 ans
Shieldy contrôle l'accès — il ne surveille pas ce que l'enfant consulte. Pas de capture d'écran, pas d'historique transmis au parent. Conformité RGPD by construction.
iMessage, WhatsApp, Messenger restent accessibles. C'est un choix délibéré : lire les messages privés d'un enfant n'est pas de la protection — c'est de la surveillance, juridiquement impossible en Europe depuis l'abandon du "chat control". Or l'IWF (2024) documente que 68% des premiers contacts de grooming passent par ces messageries. Ce vide est réel. Il est couvert par la réponse éducative — l'Atelier ZenÉcran ANNEXE 2 — et non par la surveillance technique.
Aucun profil de l'enfant n'est constitué. Aucune donnée de navigation n'est transmise à des tiers ou à SOS ÉCRANS. Garanti par les statuts de l'association.
Gratuit pour toujours, garanti statutairement. Aucun modèle freemium. Aucun investisseur. Financé exclusivement par les dons sur HelloAsso.
Sur la question de la montée en charge : les décisions de filtrage sont prises à 100% sur l'appareil de l'enfant (on-device). L'architecture est construite sur des principes serverless et edge computing. La charge serveur est structurellement proche de zéro. Un déploiement à l'échelle nationale n'entraîne pas d'augmentation proportionnelle des coûts d'infrastructure — c'est une propriété de l'architecture, pas une promesse.
Shieldy est développé simultanément sur iOS et Android. Les deux plateformes offrent des mécanismes de protection différents mais complémentaires. La version Android sera architecturalement plus puissante : l'API Digital Wellbeing d'Android, Family Link et WebView native permettent une implémentation sans dépendre d'un entitlement accordé par une entreprise privée — ce qui garantit une pérennité structurellement supérieure. L'architecture technique détaillée des deux versions est disponible en Annexe 1ANNEXE 1.
Shieldy répond directement aux Recommandations 3, 32 et 33 du Rapport AN N°1770 : paramètres mineurs non désactivables · couvre-feu 22h–8h · labellisation navigateur natif fiable.
SOS ÉCRANSDes voix sincères et légitimes appellent à interdire le smartphone aux mineurs. Cette position est compréhensible. L'urgence est réelle. Mais le diagnostic est incomplet. Voici pourquoi.
Un smartphone avec Shieldy installé comme navigateur principal n'expose pas un enfant de 12 ans à des contenus suicidaires en 2,6 minutes. Le même smartphone avec TikTok, si. Ce n'est pas l'objet qui fait le danger — c'est l'accès non filtré à des plateformes conçues pour exploiter les vulnérabilités neurodéveloppementales des adolescents (Pr. Borst, Rapport AN p.88). Retirer l'objet sans contrôler l'accès déplace le risque, il ne l'élimine pas.
L'Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans en novembre 2024. Les téléchargements de VPN ont explosé dans les semaines suivant l'annonce. Ce n'est pas une anecdote — c'est le mécanisme systématique. Les adolescents contournent les interdictions. Pas parce qu'ils sont malveillants, mais parce que leur cortex préfrontal — la zone de l'auto-régulation — n'est pas encore mature, quand les circuits dopaminergiques sont en pleine activité. La barrière doit être technique, pas déclarative.
Les Environnements Numériques de Travail (ENT) sont utilisés par les collégiens et lycéens pour leurs devoirs, leurs notes, les communications des enseignants. La Commission d'enquête note elle-même l'injonction contradictoire : on interdit le téléphone en classe et on demande à l'enfant de se connecter à Pronote depuis chez lui le soir (Rapport AN, p.265). Interdire le smartphone, c'est couper l'accès à l'école numérique sans alternative.
Le Président Delaporte l'a formulé sans détour : "Interdire, c'est admettre qu'on a renoncé à réguler les GAFAM." Si l'interdiction devient la réponse politique de référence, elle risque de soulager la pression sur les plateformes pour qu'elles se conforment au DSA. La vraie régulation — amendes de 6% du CA mondial, surveillance des algorithmes, transparence totale — est la seule qui change le comportement systémique.
« On peut créer toutes les fonctionnalités qu'on veut, mais tant qu'on ne connaît pas l'âge de la personne, elles sont inopérantes. »
Mme Chappaz · Audition Commission d'enquête AN · Rapport N°1770, p.208Notre lecture : L'interdiction du smartphone n'est pas la réponse. La protection technique côté terminal, la régulation réelle des plateformes, et l'éducation aux médias sont les trois réponses — simultanément. Ces trois niveaux ne sont pas en concurrence. Mais sans l'outil côté terminal, les deux autres restent des intentions.
SOS ÉCRANSAssociation loi 1901 · RNA W751283606
SOS ÉCRANS a été créée en 2026 par Emmanuel Klein pour garantir que les produits Shieldy et l'Atelier ZenÉcran restent gratuits pour les particuliers et les établissements scolaires. Les statuts de l'association l'y obligent. Aucune donnée personnelle n'est collectée. Aucune publicité. Aucun investisseur. Le financement est assuré exclusivement par les dons.
SOS ÉCRANSUn document de position qui ne dirait que ce qui fonctionne serait de la communication, pas de l'analyse. Voici l'état réel — sans euphémisme.
Note de transparence : La crédibilité de ce document tient à son honnêteté. Shieldy n'est pas encore distribué à des millions d'utilisateurs. C'est un projet qui a résolu les problèmes techniques fondamentaux — et qui invite les institutions à s'y associer pour passer à l'échelle. Ce document est le début de ce dialogue, pas la conclusion.
SOS ÉCRANS
SOS-Parents — la conversation que Shieldy ne peut pas avoir
Shieldy détecte un signal de grooming un mercredi soir. Le parent reçoit une alerte sur son téléphone. Il sait que quelque chose s'est passé. Il ne sait pas quoi dire à son enfant.
Aucun algorithme de détection, aussi précis soit-il, ne peut écrire cette conversation à la place du parent. Et pourtant, c'est de cette conversation que dépend l'efficacité de toute la protection technique : si l'enfant sent qu'il va être surveillé davantage et non compris, il se refermera — et cherchera des canaux que Shieldy ne peut pas voir.
« Le risque réel de Shieldy n'est pas technique — c'est qu'un parent installe un outil de détection sans maintenir le dialogue. Un enfant plus secret n'est pas un enfant plus protégé. »
Emmanuel Klein · Fondateur SOS ÉCRANS · Mai 2026Bloque l'accès. Détecte les comportements à risque. Applique le couvre-feu. Ne peut pas parler.
Éduque en classe. Construit l'esprit critique. Ne peut pas aider un parent à répondre à 23h.
Donne au parent la phrase exacte à dire. Explique pourquoi son enfant réagit ainsi. Fondé sur 30+ études scientifiques.
SOS-Parents est une plateforme d'orientation parentale fondée sur la littérature scientifique : neurosciences adolescentes (Blakemore, Steinberg), psychologie clinique (Siegel, Cyrulnik), théorie de l'attachement (Bowlby), résistance non-violente (Omer). Ce n'est pas un outil thérapeutique — c'est un outil de coaching relationnel concret.
Script 7 — "Il est collé à ses écrans"
Ce qu'il ne faut pas dire : "Donne-moi ce téléphone !"
Ce qu'il faut dire : "Les écrans sont conçus pour être addictifs. Ce n'est pas un manque de volonté. Comment trouver l'équilibre ?"
Fondement : Jensen (2015) — striatum dopaminergique adolescent
Script 8 — "Il est harcelé en ligne"
Ce qu'il ne faut pas dire : "Bloque-le." / Confisquer le téléphone (supprime les preuves)
Ce qu'il faut dire : "Ce qui se passe en ligne fait aussi mal que dans la vraie vie. Je suis de ton côté. On garde les preuves."
Orienter vers : 3018 — protocole pHARe — signalement école
Shieldy génère une alerte. Le rapport du dimanche matin signale un comportement inhabituel. Un bouton — "Comment lui en parler" — ouvre directement le script correspondant dans SOS-Parents : la phrase exacte, le mécanisme neurologique, la technique complémentaire. Cette intégration n'existe nulle part au monde. Elle est la conséquence naturelle du fait que les deux outils ont été conçus par la même personne, pour le même enfant.
L'écosystème complet — ce que personne d'autre ne propose : Shieldy détecte · l'Atelier ZenÉcran prévient en classe · SOS-Parents guide la conversation · l'Observatoire National du Numérique mesure l'impact à l'échelle nationale. Quatre niveaux. Un seul acteur. Gratuit.
SOS ÉCRANSLe Rapport N°1770 de la Commission d'enquête TikTok est le diagnostic le plus précis jamais produit par le Parlement français sur l'urgence de protéger les enfants en ligne. Ses 43 recommandations sont rigoureuses. Ses constats sur l'inefficacité des outils actuels sont sans appel.
Mais un diagnostic aussi précis soit-il n'est pas une protection. Une recommandation aussi juste soit-elle n'est pas un outil. Une loi aussi bien rédigée soit-elle ne peut pas entrer dans le téléphone d'un enfant de 12 ans à 23h un jeudi soir.
Neuf pays ont essayé de résoudre ce problème. Aucun n'a trouvé la réponse qui combine efficacité côté terminal et respect de la vie privée. Les GAFAM connaissent le problème et ont choisi de ne pas le résoudre. Les États légifèrent et constatent le contournement.
En septembre 2025, j'ai commencé à coder parce que je n'avais pas trouvé d'outil satisfaisant pour mon propre enfant. En huit mois, ce projet est devenu une analyse exhaustive de toutes les solutions mondiales, un outil technique opérationnel, un programme d'éducation aux médias, et une association loi 1901.
La loi fixe les règles. Les plateformes résistent. Shieldy les applique là où l'enfant se trouve — sur son téléphone, à l'heure où il est seul face à un algorithme conçu pour exploiter ses fragilités.
Ces propositions ne sont pas des revendications. Ce sont les conclusions d'un travail de huit mois, que nous mettons librement à la disposition des pouvoirs publics, de l'ARCOM et des parlementaires qui souhaitent s'en saisir.
L'efficacité des futures lois dépend de la reconnaissance par les pouvoirs publics de ce que que la protection des enfants en ligne n'est pas résolue par la loi seule — et que le chaînon manquant existe déjà, développé par une association loi 1901, sans investisseur, sans collecte de données, avec l'entitlement Apple FamilyControls accordé.
Nous soumettons à l'ARCOM la proposition d'intégrer la catégorie "navigateur natif non-contournable" dans son référentiel de labellisation, pour permettre aux parents d'identifier les solutions qui protègent réellement. Nous restons disponibles pour toute expertise technique.
Nous suggérons aux parlementaires de distinguer, dans leurs communications publiques, les trois niveaux de protection — loi, plateformes, terminal — non pour minimiser le travail législatif, mais pour que les parents comprennent que la loi et l'outil sont complémentaires, pas substituables.
Emmanuel Klein
Fondateur, SOS ÉCRANS · Association loi 1901 · RNA W751283606
mr.klein.emmanuel24@gmail.com · shieldy.org
Deux annexes techniques jointes à ce document :
Annexe 1 — Architecture technique Shieldy (iOS FamilyControls · Android Digital Wellbeing · Fonctionnalités par tranche d'âge · Schéma d'architecture)
Annexe 2 — Programme Atelier ZenÉcran (6 modules · Méthodologie · Sources documentaires · Format de déploiement · Recommandations AN correspondantes)